Prisca Fischer dirigera l’Autorité de surveillance indépendante des activités de renseignement
Le Conseil fédéral a nommé le 3 juin 2022 Mme Prisca Fischer à la tête de l’Autorité de surveillance indépendante des activités de renseignement. Elle succédera le 1er juillet 2022 à M. Thomas Fritschi, qui a pris en avril la direction du secrétariat de la Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ).
Âgée de 47 ans, Mme Fischer a obtenu en 2005 un master en droit à l’Université de Fribourg. En 1998, elle avait déjà été engagée comme secrétaire d’administration et membre du service transférable au Département fédéral des affaires étrangères. Elle a travaillé à la CFMJ de 2005 à 2007 en tant que fonctionnaire-enquêtrice, cheffe suppléante de la section Surveillance, et chargée de l’inspection pluridisciplinaire des maisons de jeu. Le 9 juillet 2007, le Tribunal pénal fédéral l’a nommée juge d’instruction fédérale extraordinaire pour le secteur italophone, poste qu’elle a occupé à l’Office des juges d’instruction fédéraux à Berne d’octobre 2007 jusqu’à fin 2010.
Elle y a été chargée des enquêtes préliminaires en contexte intercantonal et international ainsi que des procédures d’enquête sur la responsabilité. En juillet 2012, elle a œuvré comme profileuse de risque pour les contrôles de sécurité relatifs aux personnes, à la Chancellerie fédérale. En décembre 2020, elle a pris la suppléance de ce service. Depuis juillet 2021, elle dirige au service de droit pénal du Secrétariat général du Département des Finances un groupe de juges d’instruction chargé des enquêtes de droit pénal administratif en matière de marchés financiers.
Une longue expérience
Vu les formations et perfectionnements qu’elle a suivis, Mme Fischer est la candidate idéale pour ce poste. Sa longue expérience à la Confédération couvre tous les domaines pertinents : autorités de surveillance, justice, contrôle du personnel ou encore coopération avec des autorités cantonales, fédérales, et étrangères. En plus de l’italien, sa langue maternelle, elle dispose d’un très bon niveau en français, en allemand et en anglais.
Source: Conseil fédéral