Primes justes: la Suva économise plus de 80 millions de francs de frais de traitement

En 2020, la Suva a vérifié plus de 2,5 millions de factures de médecins et d’hôpitaux. Après un contrôle exhaustif, elle a refusé plus de 300’000 factures injustifiées et a ainsi pu économiser plus de 80 millions de francs de frais de traitement.

© Suva

Un accident non professionnel a lieu chaque minute en Suisse. Chaque blessure provoque non seulement des souffrances, mais aussi des coûts élevés. Ainsi, un accident grave peut occasionner des frais de plus d’un million de francs. Une somme qui va à la charge des assurés, puisque les coûts des accidents sont couverts par les primes.

Plus de 300’000 factures refusées

Grâce à sa gestion active des frais de traitement, la Suva maîtrise cependant les coûts tout en protégeant ses assurés contre des factures de médecins ou d’hôpitaux aux coûts indûment élevés. Pour endiguer la hausse des coûts, elle procède notamment à un contrôle rigoureux et exhaustif des factures.

En 2020, la Suva a examiné 2,5 millions de factures pour des prestations médicales et thérapeutiques (frais de traitement). Elle en a corrigé ou refusé plus de 300’000, soit près de 12 % de la totalité des factures reçues, ce qui lui a permis d’économiser plus de 80 millions de francs de frais de traitement.

«La grande majorité des médecins, thérapeutes et hôpitaux facture correctement», explique Michael Widmer, chef du team gestion des frais de traitement à la Suva. «Les factures que nous refusons sont par exemple des doublons provenant de médecins qui ont oublié de débiter le montant ou qui, par erreur, n’ont pas facturé correctement une prestation. Parmi les fournisseurs de prestations, il y a tout de même quelques brebis galeuses qui exigent des prestations indues. Il convient de bien examiner ces cas».

Contrôle supplémentaire pour les factures déjà payées

Outre le contrôle quotidien des factures reçues, la Suva procède aussi à des examens complémentaires ultérieurs pour les factures déjà payées. Cette étape intervient lorsque la Suva soupçonne a posteriori la présence d’erreurs systématiques ou le recours à des processus de facturation incorrects, par exemple lorsqu’un produit est remis lors d’un séjour hospitalier stationnaire, mais facturé en ambulatoire. Dans une telle situation, la Suva examine les factures précédentes au moyen de contrôles par échantillonnage pour déterminer s’il s’agit d’un cas isolé ou si les erreurs sont systématiques. Si les soupçons se confirment, elle évalue l’ampleur définitive des décomptes incorrects et, pour les montants conséquents, exige un remboursement. Grâce au contrôle ultérieur de factures déjà payées et aux remboursements, la Suva a pu récupérer des sommes importantes au cours de l’année 2020.

«Les contrôles minutieux effectués par la Suva profitent aux assurés: ainsi, ils paient des primes justes, car la Suva est une entreprise à but non lucratif qui restitue les économies réalisées à ses assurés», poursuit Michael Widmer.

Une prévention efficace porte ses fruits

Pour réduire le nombre d’accidents au travail et durant les loisirs et, partant, le coût des accidents, la Suva mise sur la prévention. Différentes offres complètes de prévention dans le domaine de la sécurité au travail et durant les loisirs visent à sensibiliser aux dangers et à encourager la responsabilité individuelle. «Grâce aux activités de prévention, les assurés peuvent aussi contribuer eux-mêmes à l’évolution positive de leur prime», souligne Michael Widmer. Une démarche qui en vaut la peine à plusieurs égards: moins d’accidents, c’est moins de souffrances et moins de coûts, ce qui fait donc diminuer les primes.»

Source: Suva

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